Prisse d’Avennes n’a pas fait qu’apprendre l’arabe : il est devenu un murmureur de hiéroglyphes, fondateur du premier club de lecture branché du Caire pour mordus d’histoire. Ses missions scientifiques étaient moitié Indiana Jones, moitié MacGyver : armé d’un appareil photo, d’un compère peintre néerlandais et d’assez de papier pour momifier le Sphinx.
De la sauvegarde de bas-reliefs à l’immortalisation de sarcophages perdus à l’aquarelle, Prisse d’Avennes n’a pas fait que préserver l’histoire : il l’a quasiment fait plier au bras de fer pour l’envoyer dans l’avenir. Son héritage en technicolor se prolonge dans tout, des ouvrages savants aux bibelots pour touristes, preuve que les esprits les plus brillants ont parfois un grain de canaille attachante. Alors la prochaine fois que tu sirotes un thé à la menthe dans un café du Caire, lève ton verre à l’homme qui a rendu l’égyptologie sexy et a fait de la préservation culturelle l’ultime montée d’adrénaline !